Événements récents et à venir

Août 2019      Projection Sylene Stenophyla  "Images Passages" Annecy 

Mai  2019      "Amijok Atikanah Ebnase"  "Le bail"  Gare de reuilly,  curateurs: Alys Demeur, Damien Gugenheim                     https://cargocollective.com/lebail

Avril 2019        "12 knives" exposition à l'espace Bonneval avec Miguel Miceli, curateur Loïc Le Gall                                             http://www.bonnevalle.com/

Avril 2019        Du 27 avril au 22 mai / Salon de Montrouge, curateurs Ami Barak et Marie Gauthier                                            http://www.salondemontrouge.com/

 

 

 

 

 

PRÉSENTATION

J’ai commencé la vidéo et les films parce que je souhaitais dans mon travail pouvoir parcourir des espaces comme lorsqu’on le fait en marchant, ou en roulant en voiture.

Travailler avec un espace qui soit plus grand que celui de l’atelier, ou de l’espace d’exposition.

 

Mes films sont des assemblages de situations, de rencontres de lieux, de déplacements. Ce sont des mélanges de bribes de choses vues, de personnes rencontrées. Ces situations sont filmées, enregistrées.  Les films ne sont ni la reconstitution d’une performance, ni un documentaire. Je tente de mettre en place une narration sur les images prisent sur différents territoires.

 

Je cherche à créer une relation avec ces espaces, à échanger avec eux. Pour entrer en interaction avec un territoire j’y projette des histoires. Des histoires provenant de bribes d’informations que j’ai entendues, des rapprochements que je fais avec des anciennes lectures, que cela soit des essais, des romans ou des contes. Souvent les narrations que je mêle à des territoires n’ont aucuns liens. Ce sont les déplacements qui me permettent d’inventer une narration.

 

Ces histoires vont modifier les lieux, les personnifier et leur donner un nouveau rôle.

En jouant avec la narration, je recoupe, recompose des histoires sur des images de territoires traversés. Par cette association d’histoires et de lieux, je rejoue une forme d’exploration. Associer des histoires à des lieux me permet de me dire qu’il existe encore des « terrae incognitae » même s’il nous semble connaitre tous les lieux de la surface du globe. Je souhaiterais me dire qu’il existe encore un moyen de ressentir de nouveau le vertige qui nous emportait lorsque nous ne connaissons pas toutes les régions, tous les territoires. De pouvoir vivre et ressentir notre environnement comme avant l’invention du GPS, de la photo satellite, et de l’occupation économique de presque toutes les surfaces du globe. C’est une volonté de parcourir des terres qui sont comme notées en blanc sur les cartes. Une façon d’imaginer de nouveaux chemins, dessiner de nouvelles cartes.

PRÉSENTATION PAR JOSEPH KOULI POUR LE SALON DE MONTROUGE